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Forêt d'Anlier Associée aux forêts de Rulles et du Chenel, la forêt d'Anlier est une des plus grandes forêts du Royaume. Déployant les quelques 7000 hectares de son massif feuillu aux confins des communes de Habay, Léglise, Fauvillers et Martelange, elle couvre la crête de séparation des bassins du Rhin et de la Meuse. Son versant Nord culminant à la cote 517 m, est drainé par des ruisseaux affluents de la Sûre tributaire du bassin du Rhin. Son versant Sud, lui, s'affaise jusqu'à la cote 400 m et alimente la Rulles, affluent de la Semois, appartenant au bassin de la Meuse. La quasi totalité du territoire de la forêt d'Anlier est située en Ardenne méridionale, sur les terrains géologiques de l'ère primaire. Historique Au Moyen-Age et jusqu'à la fin du XVIe siècle, la vie des villageois riverains était intimement liée à la forêt; de nombreux droits d'usage leur étaient accordés, tels l'essartage (défrichage, éclaircie d'une futaie), l'affouage (droit au bois de chauffage et au bois de construction), la panage ou droit de conduire les porcs à la glandée et le droit de pâturage. A partir du XVIe siècle et durant trois cents ans, la forêt connut une exploitation très intensive du fait de l'installation de forges importantes dans les vallées de la Rulles et de la Mellier, comme d'ailleurs dans d'autres sites de la région à la même époque (Luxeroth, Montauban,...), installation liée à la présence de l'eau et du bois. En effet, ces forges disposaient, comme matière première, du minerai de fer ou "minette" de la région d'Athus, et utilisaient comme combustible le charbon de bois obtenu par charbonnement du menu bois (hêtre, charme, bois blancs) à l'abri de l'air sous couverture de terre. Quant à l'eau des rivières retenue par les digues des étangs, elle actionnait les marteaux-pilons ou "makas" qui façonnaient les pièces de fer. Le milieu du XIXe siècle vit le déclin des forges lorraines et l'essor de la sidérurgie industrielle des bassins de Liège et de Charleroi, lesquels disposaient d'un combustible plus économique, le charbon minéral, et d'un minerai plus riche transporté par canaux. L'époque du déclin des forges marque également la fin de l'exploitation intensive de la forêt d'Anlier. Cent ans plus tard, en septembre 1952, une convention met fin à l'exercice des droits d'usage; l'Etat partage paritairement son droit de propriété, de façon indivise, avec les Communes usagères et la forêt est gérée par les agents de l'Administration des Eaux et Forêts. Depuis lors, à l'abri d'une exploitation souvent abusive et de reboisements inadaptés, la forêt connaît un réel enrichissement. Elle est aujourd'hui constituée à 85 % de feuillus, principalement de hêtre, chêne rouvre, chêne pédonculé, charme, érable, sycomore,..., et pour le reste de résineux, essentiellement l'épicéa (80%) et le sapin de Douglas (17%) A leur aise sur ce territoire, cerf, chevreuil, et sanglier entretiennent involontairement quelque inimitié avec le milieu naturel assujetti à l'homme. En effet, la prolifération des ces espèces par défaut d'ennemi naturel rend aléatoires les efforts des forestiers pour accroître la productivité naturelle et maintenir l'équilibre du massif forestier. Pour cette raison, l'Administration responsable détermine auprès des sociétés titulaires du droit de chasse des quotas de cervidés à abattre annuellement en fonction de l'évolution de la population. En période de chasse, la forêt est ainsi fermée au randonneur. Le reste de l'année, elle lui est accessible par les sentiers autorisés, sa présence hors sentier étant admise à certaines époques pour la cueillettes des baies et champignons destinés à la consommation personnelle. A moins d'être bûcheron, il est toutefois défendu de circuler avec un engin à moteur et d'improviser un barbecue... Une balade en forêt d'Anlier est un ravissement, un remède au stress quotidien, une détente en site non-pollué, un parcours de santé de septante kilomètres carrés! La diversités et son potentiel optimum de développement de la forêt sont assurés par la mise en oeuvre de méthodes favorisant une futaie jardinée avec protection des essences accessoires productrices d'humus et l'introduction de la rotation des coupes sélectives tous les douze ans dans les peuplements de feuillus. Faune Ce vaste masif forestier donne tout naturellement refuge à de nombreuses espèces animales qui ytrouvent un couvert varié et une nourriture abondante. Y vivent tout d'abord les gros mammifères tels le cerf, le chevreuil et le sanglier. Renard, chat sauvage, martre, hermine, belette, sont aussi en nombre et font payer un lourd tribut aux petits rongeurs et aux nichées d'oisillons. De nombreuses espèces d'oiseaux y prospèrent également. Citons, de manière non limitative,les pics épeiche, épeichette, pic vert, pic noir, le grand corbeau, la buse, l'épervier, le milan, la chouette hulotte, le geai, le gros-bec, le loriot, les mésanges charbonnière, bleue, à tête noire et nonette, le gobe-mouches, le grimpereau, le troglodyte, le pinson, le rouge-gorge,... Source: Fiche Découverte "La forêt d'Anlier" du réseau Tarpan |