BAIE DE SAINT PAUL

Vue de la baie de St Paul, depuis le large.

C'est dans cette région que l'apôtre Paul aurait atteint la terre ferme, après son naufrage en l'an 60.

Actes 27.27 - 28.11

C'était la quatorzième nuit nous étions ainsi ballotés sur l'Adriatique, quand les matelots, vers le milieu de la nuit, soupçonnèrent l'approche de quelque terre. Ils jetèrent la sonde et trouvèrent vingt brasses; après avoir couvert une courte distance, ils la jetèrent nouveau et trouvèrent quinze brasses. Dans la crainte d'échouer sur les récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe; ils souhaitaient la venue du jour.

Mais comme les matelots cherchaient à s'échapper du navire et laissaient glisser la chaloupe à la mer sous prétexte d'aller, depuis la proue, fixer plus loin des ancres, Paul dit au centenier et aux soldats : Si ces hommes ne restent pas dans le navire vous ne pouvez être sauvés. Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe et la laissèrent tomber. En attendant la venue du jour, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture en disant : C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous restez à jeun rien prendre. Je vous exhorte donc à prendre de la nourriture car c'est nécessaire pour votre salut. et personne de vous ne perdra un cheveu de salut. Cela dit. il prit du pain, rendit grâce à Dieu devant tous, le rompit et se mit a manger. Alors, de bon cœur, tous prirent de la nourriture. Nous étions dans le navire 276 personnes en tout. Quand ils eurent assez mangé, ils allégèrent le navire en jetant le blé à la mer.

Lorsque le jour parut, ils ne reconnurent pas la terre, mais aperçurent un golfe avec son rivage et résolurent d' y pousser le navire, si possible. Ils délièrent les ancres pour les laisser aller dans la mer, et relachèrent en même temps les attaches des gouvernails; puis ils mirent au vent la voile d'artimon et se dirigèrent vers le rivage. Mais ils tombèrent sur un banc de sable entre deux courants et laissèrent échouer le bateau . La proue, bien engagée, demeurait immobile, tandis que la poupe se disloquait sons la violence des vagues.

Les soldats furent d'avis de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappe à la nage. Mais le centenier, qui voulait sauver Paul les empêcha d'exécuter ce dessein. Il donna l'ordre à ceux qui pouvaient nager de se jeter les premiers dans l'eau pour gagner la terre et aux autres de le faire, soit sur des planches, soit sur quelques débris du navire. Et ainsi, tous parvinrent à terre sains et saufs.

Une fois sains et saufs. nous avons appris que l'île s'appelait Malte.

Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune: ils nous recueillirent tous auprès d'un grand feu, qu'ils avaient allumé à cause de la pluie qui survenait, et à cause du froid . Paul ramassa un tas de broussailles pour les mettre dans le feu, mais une vipère en sortit par l'effet de la chaleur et s'attacha à sa main. Quand les barbares virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Certainement cet homme est un meurtrier, puisque à peine sauvé de la mer, la Justice divine n'a pas voulu le laisser vivre. Mais Paul secoua la bête dans le feu et ne ressentit aucun mal. Ces gens s'attendaient à le voir enfler ou tomber mort tout à coup; mais, après avoir longtemps attendu, ils virent qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, changèrent d'avis et dirent que c'était un dieu.

Il y avait, dans les environs, une propriété appartenant au premier personnage de l'île, du nom de Publius, qui nous reçut et nous logea amicalement pendant trois jours. Le père de Publius était alité, en proie à la fièvre et à la dysenterie: Paul entra chez lui, pria, lui imposa les mains et le guérit. On nous rendit de grands honneurs et, à notre départ, on nous fournit ce dont nous avions besoin.

Après un séjour de trois mois, nous avons fait voile sur un navire d'Alexandrie, qui avait hiverné dans l'île et qui portait pour enseigne les Dioscures.

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