Le Monastère de L’Ile-Duc à Gempe

Par Emm. Neefs, docteur es sciences politiques et administratives (Louvain, 1867)

Le monastère de l'Ile-Duc ('s Hertogen Eiland, Insula Ducis) fut fondé en 1229 par le chevalier Renier de Udekem dans son château de Pellenberg, près de Louvain, dans le Brabant. En 1250, le couvent se fixa à Gempe, hameau de Sint-Joris-Winge, actuellement commune de Tielt-Winge (Brabant flamand).

Le document repris ci-après fut publié par Emmanuel Neefs à Louvain en 1867. Il retrace l'histoire du couvent dans un style typique de son époque. Vu l'intérêt historique de cet ouvrage, il est repris ici en entier.

Gardez à l'esprit que le récit date de 1867. Les références au temps actuel dans le texte sontaussi datées que le document lui-même.

I. De 1219 à 1260: Renier de Udekem

II. Cinq siècles d'existence

III. La fin du monastère

Terug/retour

 

Préface

            Un ancien manuscrit, qui existait jadis dans les archives du prieuré de Gempe, nous retrace la poétique histoire des premiers jours de cette institution. Selon les habitudes de son temps, le chroniqueur a raconté les faits en y mêlant le merveilleux; il nous a été cependant d’autant plus facile de dégager la légende de l’histoire, qu’une partie de son récit se trouve corroborée par un grand nombre de preuves authentiques. Le manuscrit dont nous parlons, était connu de Miraeus qui en donne un extrait dans ses oeuvres[1]. Comme, malgré toutes nos recherches, nous n’avons pu retrouver l’original, nous supposons qu’il a péri dans la tourmente révolutionnaire[2] de 1793; et nous devons nous contenter d’avoir sous les yeux un extrait qui en a été tiré par le notaire Wouters de Louvain, en 1787[3].

Le manuscrit d’après la déclaration du notaire était rédigé en latin, écrit sur le parchemin, en caractères gothiques, et c’était vers la fin, sous le titre: PRINCIPIUM MONASTERY INSULE DUCIS, que se trouvait le récit des origines du monastère dont nous allons parler.  

Préface

I. De 1219 à 1260: Renier de Udekem

II. Cinq siècles d'existence

III. La fin du monastère

Terug/retour


[1] A. Miraeus, Donationes Belgicae, p. 586

[2] Ce manuscrit se trouverait  dans l’archive du couvent norbertin d'Oosterhout aux Pays-bas

[3] La signature du notaire P. Wouters est légalisée par celle du notaire de la ville de Louvain, F. Vander Haert, le 20 janvier 1787.