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par Bob Fenner |
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1ère partie |
Halicampus macrorhynchus |
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Sous-famille des Syngnathinés, 51 genres et environ 190 espèces.
Sur le plan de la survie en captivité, ils sont encore pires que les Hippocampes. Ces poissons ne devraient être détenus que par des gens spécialisés, bien au fait de tout ce qui concerne ces espèces difficiles de l'aquariophilie récifale. Il faut en tous cas leur donner peu d'autres poissons comme voisins dans le même bac, l'idéal est de les détenir dans un aquarium spécifique. On trouve de temps à autre dans les magasins bien achalandés des espèces des genres Dunckerocampus et Doryrhamphus, ces poissons nous arrivent de la région Indo-Pacifique. Très populaires sont les espèces du genre Corythoichtys et elles ont les chances de survie les plus fortes, certains spécimens ont survécu des mois dans des bacs de haute qualité(des mois!!!, cela devrait vous donner à réfléchir). On a réussi d'autre part à se faire reproduire certaines espèces du genre Syngnathus en aquarium.
| Corythoichthys flavofasciatus (Ruppell 1838). Indo-Pacifique, pouvant atteindre 18 cm de longueur. L'une des espèces les plus résistantes en aquarium. A gauche, spécimen en captivité et à droite, aux Iles Cook. |
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| Corythoichthys haematopterus (Bleeker 1851), Indo-Pacifique. De l'Afrique orientale à Vanuatu, Japon austral. 20 cm de longueur, spécimen photographié aux Iles Maldives. | ![]() |
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| Corythoichthys nigripectus (Herald 1953) Indo-Pacifique, Mer Rouge à la Micronésie. 12,5 cm de longueur. Vit dans les lagons et les récifs côtiers. Ci-contre en Mer Rouge. . | ![]() |
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| Corythoichthys schultzi (Herald 1953) Indo-Pacifique occidental, de l'Afrique orientale au Japon et à l'Australie. 16 cm de longueur. Rayures ou bandes indistinctes aux couleurs variables. Ici à Sulawesi. | ![]() |
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| Doryrhamphus dactyliophorus (Bleeker1853) Indo-Pacifique, Mer Rouge, Afrique orientale aux Samoas. Longueur: jusqu'à 21 cm. Espèce couramment rencontrée chez les commerçants en poissons. N'achetez que des poissons élevés en captivité car les poissons provenant de la nature sauvage ne réussissent que rarement à s'acclimater à la captivité. Ci-contre, photos prises en aquarium et à Sulawesi. | ![]() |
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| Doryrhamphus pessuliferus (Fowler 1938). Philippines, archipel des Sulus. Atteint 24 cm. Ci-contre, en aquarium. | ![]() |
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| Halicampus macrorhynchus (Bamber 1915). Indo-Pacifique, Mer Rouge aux Iles Salomon, Indonésie. Longueur: 18 cm. Ci-contre, à Sulawesi. | ![]() |
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Siokunichthys nigrolineatus (Dawson 1983). Indonésie, Philippines. 8 cm de longueur. Vit en symbiose avec les coraux du genre Heliofungia. Photos prises à Sulawesi. |
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N'oublions pas les Hippocampes d'eau douce(?). De temps à autre il est question de classer Hippocampus aimei comme un Hippocampe d'eau douce vrai. Des deux espèces voisines identifiées, l'une Hippocampus spinossimus est un habitant d'eaux saumâtres ou marines. Il n'existe en fait pas d'Hippocampes d'eau douce.
| Syngnathes
d'eaux saumâtres et d'eau douce.
Il existe des espèces totalement inféodées à l'eau douce et plus vraisemblablent aux eaux saumâtres. Dix-sept espèces, (principalement du genre Microphis) Enneacampus spp ne se rencontrent qu'en eau douce. Trente-cinq espèces sont euryhalines(elles réussissent à vivre dans des conditions marines). Les soins à donner en captivité sont identiques à ceux que l'on donne aux espèces marines.. |
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Taille
La plus grande espèce d'Hippocampes, Hippocampus ingens du Pacifique oriental mesure plus de trente-cinq centimètres. Les plus petites n'atteignent pas deux centimètres et demi, il s'agit de Hippocampus bargibanti et de Hippocampus zosterae. Les Syngnathes mesurent entre cinq et plus de quarante-cinq centimètres.
Sélection: générale et spécifique
Choisir des Syngnathidés en bonne santé est une question d'étude approfondie et d'application de critères de sélection. Ce ne sera qu'au bout d'une certaine période de temps que vous serez amené à pouvoir identifier grâce à la rondeur de leur corps, leur vivacité et l'absence de blessures, les spécimens que vous pourrez faire vôtres.
Comment sélectionner et que sélectionner, voyez ci-dessous.
Temps: le temps permet de mettre à plat bien des choses, vous me suivez? Dès que vous aurez remarqué un nouvel arrivage chez votre détaillant, laissez vos futurs pensionnaires s'y acclimater un peu, pas trop longtemps à moins évidemment qu'ils n'y meurent. Souvent tout paraît aller bien, les poissons ont l'air costauds mais comme d'autres groupes de poissons, les Syngnathidés peuvent souffrir du stress induit par la capture, le transport et les différents transvasements. Attendez donc quelques jours et puis
Assurez-vous qu'ils se nourrissent. Mangent-ils des artémias vivantes ou congelées(suite à une acclimatation dès l'origine)? Que prendraient-ils d'autre? Si vous achetez de grands spécimens vous vous rendrez peut-être compte qu'ils se nourrissent différemment des petits...
Achetez des sujets de grande taille. Pour deux raisons. De plus grands et plus vieux individus s'adaptent beaucoup plus aisément aux conditions captives; en agissant ainsi vous exprimerez votre réprobation contre la capture d'animaux immatures, pratique toujours néfaste à la Nature. Laissons à ces poissons des chances de se reproduire. De plus, comme vous le savez probablement, des Hippocampes de ce groupe en particulier sont pêchés en grandes quantités comme curiosités ainsi que pour leurs propriétés pharmacologiques supposées. Cette pratique d'un autre âge a diminué leur nombre de manière sensible dans beaucoup de mers du monde. Vous pourrez apporter votre pierre à l'édifice de la protection des espèces en n'acceptant plus d'acheter des spécimens trop petits et souvent voués à la mort.
Emploi de l'épuisette. Si vous le pouvez, utilisez un sac en plastique disposé sous la surface de l'eau. Trop de poissons meurent après avoir respiré de l'air atmosphérique en s'étant empêtrés dans les mailles de l'épuisette.
Environnement, conditions environnementales
Habitat
La majeure partie des Syngnathidés vivent près des rivages, espèces d'eaux peu profondes , vivant dans et parmi les invertébrés, les algues et les roches benthiques. Les Hippocamepes exigent des ancrages appropriés et une absence vie urticante. Les plantes en plastique, les squelettes de coraux morts et les algues croissant sur les pierres vivantes sont des ancrages idéaux. Il faut donc éviter les coraux et anémones urticants.
Chimie, physique
Tout aussi délicats qu'ils sont, les poissons à bouche en tube sont relativement tolérants sur les changements rapides des caractéristiques chimiques et physiques de leur eau. Des conditions standard de densité 1.021-1.025 et des températures entre 21° et 26,7° sont idéales pour les espèces tropicales.
Filtration
Complète mais la circulation de l'eau ne doit pas être trop vigoureuse au risque de projeter ces délicats petits êtres contre les parois et le décor ou plaqués contre les prises d'eau du filtre. De vieux traités estiment que la filtration sous gravier est suffisante tandis que les systèmes modernes se basent sur la diffusion mécanique pour diluer les effets de prise et de refoulement d'eau.
Aquarium
Hormis pour les petites espèces, le bac qui abrite les Syngnathidés doit être lgrand, plus de 400 litres, le décor doit être en proportion. Dans le nature, ces poissons ont un style de vie cachée, se cachant et surprenant leurs petites proies, se cachant des prédateurs dans la couverture dense. Vous devrez fournir des roches, des squelettes de coraux, des plantes vivantes ou en plastique, ces poissons aimant s'y agripper. N'oubliez pas que je vous ai prévenu contre les coraux urticants et les anémones, eux et les Syngnathidés ne vont pas ensemble.
Comportement et sens du territoire
Introduction, acclimatation
En raison de leur besoin de petits produits alimentaires et de conditions stables, vous devriez attendre pour placer vos Syngnathidés et vos hippocampes, quelques mois après l'établissement de votre système si ce dernier est neuf. Après la quarantaine, ils sont simplement déplacés (sans les mettre en contact avec l'air ou employer d'épuisette) par l'intermédiaire d'un récipient dans l'aquarium où ils résideront définitivement.
Relations prédateur/proie
Ces espèces de poissons à la bouche en tube, ne peuvent avaler que de petites proies, ceci élimine leurs voisins comme proies potentielles. Réciproquement, ils seul sont laissés en paix par par la plupart des petites espèces de poissons osseux de petite taille, (mandarins, gobies paisibles...) qui pourront cohabiter avec eux. Deux remarques devraient être faites cependant: attention à la compétition alimentaire avec des voisins plus rapides qu'eux et aussi aux Cnidaires pourvant les attaquer incidemment.
Plus en détails, cela revient à vous prévenir sur la concurrence alimentaire pratiquée par des espèces plus rapides dans la nage et dans l'attaque des proies. Exposés à de telles conditions, les Syngnathidés courront de grands risques de mourir de faim, soyez sur vos gardes. Ensuite, les coraux urticants et les anémones peuvent sérieusement blesser vos syngnathes et hippocampes si ceux-ci se voient projetés contre par un courant trop puissant, deuxième avertissement! En clair et en bref: ne pas faire voisiner avec des espèces de poissons prédateurs plus rapides et éviter des animaux urticants dans leur bac.
Reproduction, dimorphisme sexuel
Une préoccupation majeure pour beaucoup d'amateurs est de garder des adultes et d'élever leurs jeunes. Assez curieusement, pour de tels poissons difficiles à conserver, la plupart des espèces s'apparient aisément et produisent des jeunes, chez certaines espèces, le mâle s'occupe de la progéniture.
La parade nuptiale débute par la coloration intensifiée des mâles, une danse nuptiale et le transfert des oeufs au mâle où ils sont fertilisés dans une poche ventrale spéciale. La durée de l'incubation dans cette poche est variable selon les espèces, les jeunes en sortent en nageant pour y retourner au moindre danger.

Vous êtes priés de vous reporter à la bibliographie ci-dessous et la copie ou la recherche sur Internet particulièrement pour une lecture des abrégés sur des conditions particulières d'élevage des jeunes des multiples espèces qui sont déjà passées par des générations en captivité. Une tâche si intimidante implique beaucoup plus d'aquariums et des cultures de micro-algues et de zooplancton microscopique. A gauche: bacs de culture de Syngnathidés à l'Aquarium de Birch à San Diego(U.S.A.)
Locomotion
Avec leur exosquelette rigide, vous pouvez imaginer que les Syngnathidés n'utilisent pas des ondulations de corps pour la propulsion. Pour les Hippocampes, elle se fait principalement par l'intermédiaire des mouvements dorsaux et de la nageoire pectorale; pour les Syngnathes, il s'agit plutôt d'ondulations des nageoires dorsales, et anales, d'autres rampent pratiquement sur le fond.
Autres données biologiques
Avec leur tête étrange, chevaline, aux yeux apparentés aux caméléons, leur corps pareil à celui d'un insecte, un manque de proportions, des côtes, des dents et leur poche stomacale,que pouvons-nous encore découvrir d'étrange à propos de ces animaux?
Que diriez-vous de du fait qu'ils peuvent camoufler leur corps par excroissances de leur peau, y compris prendre l'allure d'algues et de la micro-vie associée? Ou que penser de ces créatures qui peuvent changer leur couleur en se fondant dans le décor ou exprimer leur émotions par le même moyen?
Vous connaissez maintenant les qualités "de mère" des mâles mais saviez-vous que ces poissons ont des relations mâle/femelle très fortes? A un point tel qu'une fois le couple formé, il l'est, sauf accident, pour la vie?
Alimentation: type, fréquence, volume et déchets
La raison numéro un du manque de succès avec ces poissons est la famine; un manque d'aliments mène à la mort. Il s'agit sans aucun doute de la source la plus importante de mortalité des Syngnathidés en captivité.
Le peu de réussites annoncées dans la détention de ces poissons est certainement dû au fait qu'il est fastidieux d'avoir toujours à portée de la main de la nourriture vivante adaptée et aussi la difficulté d'acclimater ce genre d'animaux à prendre de la nourriture morte.
Les gammares et autres isopodes, les amphipodes, Mysis et autres crevettes comme les artemias, divers jeunes poissons vivipares à peine nés (des mollies, des platies, des guppies, des xiphos...) et d'autres encore ont été utilisés comme alimentation. Dans un aquarium parfait un certain matériel vivant devrait être disponible tout au long de la journée car c'est quand ces poissons fourragent et ont besoin de suffisamment de nourriture pour maintenir leur embonpoint, se développer et se reproduire.
Mon installation préférée à ce sujet implique un grand réservoir annexe que j'appele un refuge, et/ou de grands aquariums vides de poissons et de coraux mais dotés de roches vivantes où peut vivre et prospérer toute la micro-faune servant de nourriture aux Syngnathidés.
Un petit mot concernant les nauplies d'Artemia salina comme base nutritive de ces poissons. Ces crustacés ne constituent pas une base très complète sur le plan nutritif. Ne les employez que comme alimentation d'appoint, de temps à autre.
Autre avertissement sur l'utilisation de nourriture provenant d'eau douce et des eaux usées, comme larves et insectes aquatiques. Faites de votre mieux pour éviter les tubifex, vers de vases et autres larves. Ceux-ci sont mal acceptés par les ces poissons et tendent à polluer votre eau, le reste non-ingéré se décomposant rapidement..
Jusqu'à ce que vous puissiez former votre cheptel sur les nourritures mortes, vous allez devoir vous muer en un aquadiététicien spécialisé et compétent de l'alimentation de vos Syngnathidés. Heureusement plusieurs espèces peuvent être acclimatées sans trop d'ennui. Des gammares et autres isopodes, les amphipodes, Mysis et petits poissons d'eau douce vivipares peuvent être achetés localement ou via la vente par correspondance comme alimentation de mise en route. Gardez ce qui précède à l'esprit avant de vous engager plus avant dans cette voie difficile qu'est la détention de Syngnathidés.
Acclimatation
L'acclimatation de vos Syngnathidés sur de la nourriture carnée morte (en plus de la vivante qu'ils exigent pour toujours) est longue, mais souvent réussie. Dans un grand système, vous ferez bien de leur présenter la nourriture "sous leur nez" au moyen de pipettes par exemple. Certains de mes amis ont fabriqué toutes sortes de pièges à nourriture vivante qui hantent les pierres vivantes, disons enfin que l'imagination est reine à ce propos.
Je me situe en faux avec d'autres auteurs sur la question de l'alimentation à la main, intrinsèquement; pas la submersion de vos mains dans l'eau de l'aquarium. Le danger de pollution n'en vaut pas la chandelle, si vous me comprenez... Si vous devez devenir impliqué de cette façon, je vous adjure, utilisez des gants chirurgicaux intégraux que vous renouvellerez à chaque expérience, bonne chance!
En raison de leur spécialisation de l'alimentation, vous serez certainement encouragés à vous servir des stimulants liquides d'appétit. Le trempage de toute la nourriture dans ces produits concentrés peut durer longtemps avec des résultats pas toujours probants. Ces articles "adjuvant de nourriture" pourraient impliquer le liquide proscrit de Selco (Tm) destiné à imbiber les nauplies d'Artemia salina destinées aux juvéniles ou au petites espèces, et les algues Isochrysis galbana pour nourrir de plus grands crustacés vivant sur les pierres vivantes et destinés à nourrir de plus grands animaux.
Les changements de la nourriture à la recherche de la préférence sont la règle plutôt que l'exception avec ces poissons; soyez observateur, soyez flexible, mais continuez à essayer toutes les variétés jusqu'à ce que le menu du jour se révèle la clé du problème!
Maladies: infectieuses, parasitiques, nutritionelles, génétiques et sociales
L'avis le plus utile que je puis offrir concernant la disposition de ces poissons à survivre dans certaines conditions est qu'ils font preuve de peu de résistance au stress et aux mauvaises conditions environnementales. Leur tolérance aux manipulations par l'homme est très basse, pour ainsi dire nulle. En d'autres termes, ils meurent mystérieusement face aux abus et à la négligence des non-initiés(la plupart des aquariophiles le sont à leur sujet). Comme la prévention vaut mieux que la guérison, ainsi le dit l'adage, si j'étais vous, je tournerais sept fois mon idée d'en acheter dans ma tête avant de le faire, et encore...Si vous le faîtes malgré tout, sachez à quoi vous vous attelez, ce n'est pas une sinécure.
Les Syngnathidés sont sensibles aux deux parasites "standard" qui hantent nos bacs:Amyloodinium et Cryptocaryon, ainsi que quelques autres affections communes.
Les hippocampes en particulier, s'ils n'ont pas été blessés, parfois à mort, dans leur collection, l'expédition et le trajet, arrivent affamés chez l'amateur. Voilà la porte ouverte aux infections fongiques apparentes et à un protozoaire. L'infection (bactérienne) "fongique" est la plus courante parmi les juveniles affaiblis et les sub-adultes et se manifeste comme une matière non fixée blanchâtre sise principalement entre les anneaux costaux. Scarratt (1996) énumère les succès enregistrés dans le traitement des jeunes par l'immersion dans une solution d'iodure de povidone à 10 % suivie d'un bain d'eau douce d'une minute.
Glugea heraldi est un parasite protozoaire qui se manifeste en tant que cloques de la taille d'une tête d'épingle. Ces petits organismes unicellulaires sont vraisemblablement ingérées fortuitement en liberté. En captivité ces organismes prolifèrent en s'attaquant aux nouveaux spécimens du système et se dénoncent par l'allure extrêmement stressée de leur hôte. Semblable à l'ich marin, le cryptocaryoniasis, il vaut mieux en éviter l'apparition par un traitement préventif; c'est-à-dire par le choix d'individus en bonne santé et apparemment non infectés, et de l'usage de la technique de quarantaine. Pour le moins, les nouveaux spécimens devraient être traités par une immersion d'eau douce prophylactique dès l'arrivée. Il n'y a aucune chimiothérapie avérée pour le traitement de Glugea heraldi ; les solutions de cuivre, le vert de malachite, etc. ont tous prouvé leur inefficacité, leur utilisation étant plus nocive que salutaire. Les individus infectés devront être isolés et maintenus dans un environnement stable de la température élevée(27° pour la plupart des espèces); ce traitement a été employé avec maints succès déjà. Alternativement et beaucoup plus dangereux, les immersions et traitements avec des composés de formalin/formaldehyde peuvent se révéler efficaces.
Conclusion
Au risque de me répéter, n'achetez que des poissons sains, acclimatés à la nourriture qu'ils devront recevoir à l'avenir, pas de petits spécimens, alimentez-les avec constance et sérieux, ne les placez pas avec des compétiteurs alimentaires ni avec des animaux urticants ni avec un courant trop fort. En appliquant soigneusement ce qui précède, vous devriez figurer dans le panthéon de ceux qui ont réussi à détenir des Syngnathidés, sachez tout de même que ces Champs Elysées de l'aquariophilie marine sont peu peuplés à l'heure actuelle!
Si vous voulez mon sentiment et je crois qu'il reflète bien la situation actuelle de l'aquariophilie marine, ce ne sont pas des poissons pour les débutants et même pas pour ceux qui se croient des amateurs avertis.
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