| Appauvrissement de la qualité de l'eau de mer. | |
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par Bob Fenner |
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La cause la plus courante de perte en aquariophilie marine est la qualité déclinante de l'eau du système. Cette qualité médiocre est due le plus souvent à une mauvaise compréhension du cycle de filtration biologique. D'autres raisons du phénomène comprennent les pièces du décor, les outils de nettoyage, d'autres poisons domestiques présents dans l'atmosphère, ceci parmi d'autre sources biologiques.(A ce sujet, le traducteur se permet de signaler une expérience personnelle :Chez nous en Belgique, la mode est actuellement à l'emploi de bougies de tous modèles pour donner une ambiance rétro. Mon épouse a eu elle aussi un temps, avant que je ne découvre les effets pervers de la chose, l'habitude de disséminer çà et là dans le living des petites bougies qui servent de chauffe-plat. Esthétiquement, cela faisait bien, c'est vrai. Mais...à ma grande surprise j'ai découvert à la surface de l'eau du bac dans lequel est placé l'écumeur, les compartiments biologiques et la pompe de retour, une couche de stéarine solidifiée! Vous vous rendez compte de l'influence que cela peut avoir sur les échanges gazeux en surface du bac! Méfiez-vous donc de ces bougies mais aussi des déodorants, de la fumée de cigarettes et que sais-je encore...). Ne vous inquiétez pas outre mesure, 99% des cas de l'espèce sont causés par les aquariophiles en personne. Ils sont facilement évitable et leur compréhension en est facile, vous allez pourvoir vous en rendre compte ci-après. Ce que vous avez à faire pour éviter une condition toxique de votre eau et réussir une belle carrière d'amateur est plus une question de "ne pas faire". Pas besoin d'instruments sophistiqués ni onéreux, de filtration compliquée, un billion de francs ou une éternité à dispenser à l'entretien de votre système. Ce sont souvent justement ces derniers qui se trouvent à la base des problèmes rencontrés. La compréhension de la marche de votre système est la clé de votre succès; une mise en route consciencieuse, un entretien sérieux et lorsqu'il tourne comme on dit, fichez lui la paix... A cause de l'imprécision des kits de test, la toxicité des traitements médicamenteux et d'autres moyens de contrôle servant à prévenir la détérioration de la qualité de l'eau, vous vous sentez encouragé, après avoir respiré un bon coup, à aller plus avant, consultant d'autres amateurs, lisant la littérature spécialisée et finissant en introduisant une ultime panacée(souvent onéreuse) dans votre système dans le but d'en revivifier l'eau. Je réalise bien que nous vivons dans une société de consommation dans laquelle nous sommes entraînés depuis la plus tendre enfance à devenir de bons "consommateurs"(acheter des "trucs" pour traiter des symptômes réels ou imaginaires) mais l'aquariophilie marine ne gagne pas en qualité grâce aux arnaques commerciales. Quand bien même il semble plus aisé de montrer du doigt la pêche au cyanure, la dégradation du milieu récifal et la triste qualité de l'eau du robinet... tout sauf vous-même; la majorité des pertes en aquariophilie marine n'est pas le fait de ces causes là, mesdames et messieurs. Cette majorité de pertes ne se doit qu'à l'ignorance de l'amateur et à ses interventions "bien intentionnées" mais malencontreuses. Les paragraphes suivants vont vous décrire la majeure partie des ces inepties et le moyen de les éviter. |
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| Filtration, cycle biologique et autres sources endogènes. | |
Représentez-vous un journal qu'il soit imprimé ou électronique en l'an 2025. Vous pouvez y lire les mêmes titres que maintenant, accidents de moto, facteurs agressés, officiels gouvernementaux pris la main dans le sac, poissons marins retrouvés morts à cause d'une filtration biologique chaotique... Trop d'ammonium ou d'azote provenant d'un entretien mal mené, d'une alimentation exagérée, tuant les bactéries nitrifiantes, sont à l'heure actuelle et pour longtemps encore, la cause première de la perte de beaucoup d'organismes marins par l'intoxication amenée dans l'eau. Laissez-moi vous aider à vous évader de ce cercle vicieux. Suivez à pas mesurés(pour les espèces courantes) mon programme en dix points pour éviter les problèmes de toxicité biologique :
Eléments du décor. Des métaux polluants se retrouvent parfois accidentellement dans le substrat et dans le décor. Le fer en particulier peut présenter problème, de boîtes en fer, d'outils en fer, de conteneurs... Soyez méfiant de traces rousses dans les sables coralliens, les graviers et toutes les roches volcaniques. D'autres minéraux solubles comme le zinc, le cuivre, le plomb peuvent entrer dans votre système tout aussi accidentellement. Selon moi il est assez rare de rencontrer de tels cas saufs si l'on s'approvisionne en pierres qui pourraient ne pas être originaires du milieu marin. Il est vrai que géodes, quartzites et même le bois pétrifié sont vraiment magnifiques dans un décor sous-marin, mais le jeu en vaut-il la chandelle? Risquez d'empoisonner votre système pour embellir le décor? Certains artefacts que vous pourriez utiliser sont aussi à tenir à l'oeil. Les squelettes de coraux, les tests de mollusques sont à suspecter pour deux raisons :1)- ont-ils été proprement nettoyés? 2)- permettent-ils une circulation anaérobique? Il est évident que les restes de cadavres ou des résidus de nettoyants chimiques ne sont pas les bienvenus dans n'importe quel aquarium. N'oubliez pas à l'occasion de rincer abondamment tous les coquillages hélicoïdaux avant de les employer. Dans le doute, c'est connu, abstenez-vous. Détergents et autres poisons domestiques. Les détergents à base d'ammoniaque, spécialement les nettoyeurs de vitre sont responsables de la destruction de systèmes entiers. Leur introduction dans un système se fait par l'air ambiant(comme le traducteur l'a dit plus haut), par vos intrusions dans le bac, par l'aération. La fumée du tabac est un autre cas. Il y a plus longtemps lorsque je ne pratiquais pas encore d'entretiens réguliers,, nous avions vaporisé du sulfate de nicotine(avec un vaporisateur ad-hoc) autour des arbres du jardin pour réduire la population de pucerons. Ces derniers se retrouvaient en masse sur les nénuphars de l'étang. Nous exagérâmes dans la dose à appliquer et le résultat en fut une mort massive de poissons. Bien que peu ou pas de documentation n'existe à ce propos, je suis très réticent à m'acheter un filtre travaillant avec l'air et je ne voudrais pas avoir de pompe à air sans contrôle préalable. Pas d'hystérie ou de paranoïa, ne vous méprenez pas sur ce que je vous dit, mon but premier est de vous inciter à ne pas trop souvent mettre les mains dans votre aquarium, le moins possible. Achetez-vous une paire de gants en caoutchouc qui remontent jusqu'aux coudes(type domestique) et utilisez-les EXCLUSIVEMENT pour votre système. Finalement vérifiez vos pinces, votre outil spécialisé dans le nourrissage de certains invertébrés, tous fruits de votre ingéniosité, dans le doute, achetez des outils ad-hoc dans votre magasin de matériel pour aquariophiles. Eau de conduite. Je vous ai déjà parlé mon avis à propos de l'hypocrisie déployée en parlant de l'eau "ultra-filtrée". Si l'eau du robinet est bonne à boire pour vous, elle sera bonne pour votre système. Voulez-vous préparer une eau marine de bonne qualité par vos propres moyens à moindre coût? Equipez-vous d'un tonnelet ou quelque chose d'approchant avec une chaufferette et une circulation d'eau, vous y ferez votre eau de mer. Les sels que vous emploierez vont agglomérer toutes les autres matières de votre eau. Le bénéfice de procurer une eau aux sels complètement dissous, d'un pH similaire à l'ancienne, d'une même température et aussi d'une même densité est de loin supérieur à tout ce que vous pourriez retirer de l'usage d'une eau même distillée. Conclusion. Quant aux kits de test et leur nécessité dans l'aquariophilie marine, je vous rappelle que tout est question d'exactitude dans les résultats des tests. Le but est d'être capable de mesurer ce qui est réellement(en comparaison avec un standard établi); la précision est la possibilité d'obtenir les mêmes mesures, encore et encore. Il existe des problèmes de précision avec certains tests d'où le danger de partir sur de fausses données qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Par l'étude d'une vingtaine de kits de test pour l'ammonium, les nitrites, nitrates et pH, Bower a dit que quatre seulement donnaient des résultats "raisonnablement acceptables". Cette dame a suggéré aux amateurs de s'abstenir de tests de routine sauf ceux de gravité et de température d'une façon hebdomadaire. Quoique je ne puisse marquer mon accord complet avec cette prise de position, je suis sur la même ligne quant à l'objectif visé. Il n'est pas utile d'avoir toute une panoplie de tests plus que nécessaires. Ne devenez surtout pas un "accro" des tests. Achetez vous des organismes robustes et placez-les dans un environnement optimisé pour leur détention; faites un entretien routinier simple en y incluant de fréquents changements d'eau, vérifiez la température de l'eau du système et tenez la densité en sel bien à l'oeil. Les habitats marins sont remarquablement stables comparés aux terrestres dans lesquels nous vivants, surtout l'eau douce que nous utilisons dans nos bacs. Les fluctuations dans la qualité de l'eau sont à éviter et ne croyons pas que nous avons créé le paradis des poissons dans nos aquariums. |
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